La nature au service de votre aquarium, les nouveaux termes de l’aquariophilie :

Depuis quelques années, des termes nouveaux fleurissent sur les forums et groupes aquariophiles.

Souvent, le point commun est la recherche d’un aquarium le plus naturel possible que ce soit d’un point de vue visuel comme pour les paludariums, ripariums et aquariums biotope, ou sur le point de la technique utilisée avec les aquariums low-tech, l’aquaponie ou les poubellariums.

Afin de s’y retrouver dans toutes ces dénominations, je vous propose une petite revue des différentes techniques auxquelles elles correspondent.

 

Quand l’aquarium imite la nature :

L’aquarium biotope : ce type de bac vise à proposer à sa population les paramètres les plus proches de son milieu d’origine.   Pour ce faire, on cherchera à reproduire le plus fidèlement possible le biotope et l’habitat naturel des poissons que l’on souhaite accueillir.   Ce type d’aquarium demande souvent un travail de recherche important quant à l’écosystème reproduit afin de trouver des espèces compatibles entre elles vivant dans la même aire géographique, d’y associer des plantes de même provenance et de choisir des éléments de décor (bois flotté, pierres…) que l’on peut effectivement trouver dans le biotope visé.  

Souvent assez complexe à mettre en œuvre ce type d’aquarium proche du milieu d’origine présente l’avantage de permettre la maintenance d’espèces réputées difficiles ou exigeantes en facilitant leur acclimatation.

aquarium biotope cichlidés
Exemple aquarium biotope lac malawi
aquarium biotope amazonien
Exemple d'aquarium biotope amazonien

 

Le paludarium : C’est le lien entre l’aquariophilie et la terrariophilie.   Ici on cherche à reconstituer un écosystème de marais par la création de berges et de parties émergées où vont pouvoir s’épanouir des plantes.   Souvent utilisé par les possesseurs de batraciens ou de tortues, ce type de bac peut également mettre en valeur la vie aquatique.    Cela permet aussi de créer des décors végétalisés du plus bel effet.

paludarium
Exemple de paludarium

Le riparium : Ici on cherche à reconstituer une rive de rivière.  Le but est de faire un aquarium à dominante planté avec des plantes qui sortent de l’eau et peuvent même fleurir en surface.  La différence avec le paludarium est qu’ici il n’y a pas de partie émergée, ce sont les plantes qui sortent de l’eau. Pour ce faire, elles peuvent être fixées sur des éléments de décors ou placées dans des petits paniers à proximité de la surface.  On peut également utiliser quelques plantes flottantes pour parfaire son décor.

riparium
Exemple de riparium

 

Quand la nature aide l’aquariophile :

 

L’aquaponie : L’aquaponie est l’utilisation de l’eau de l’aquarium pour la fertilisation de plantes :  celles-ci en absorbant leurs nutriments, filtrent l’eau de l’aquarium.  Le but est de créer un cercle vertueux entre la plantation et les poissons. Concrètement, on fait passer l’eau de l’aquarium sur un substrat pour plantes, qu’il soit horizontal sous forme de bac ou vertical sous forme de mur végétal. Les plantes absorbent les composés azotés produits par les poissons et l’eau retourne à l’aquarium.

Cette technique commence à être très utilisé e à grande échelle sous forme de ferme aquaponique car elle permet de faire pousser des légumes beaucoup plus vite qu’en pleine terre tout en faisant de la production de poissons comestibles. De plus ce type de production ne nécessitant pas d’engrais et ne tolérant pas de traitements phytosanitaire, c’est un mode de culture parfaitement biologique.

Exemple de micro ferme aquaponique
Système aquaponique de production

En aquariophilie, cette technique peut être adaptée pour produire en intérieur quelques herbes aromatiques grâce à son aquarium ou alimenter un paludarium ou un mur végétal en s’épargnant l’arrosage et en améliorant sa filtration.

système aquaponique d'intérieur
exemple de système aquaponique décoratif

L’aquarium nature ou aquarium low-tech : Dans le même principe que l’aquaponie on laisse ici les plantes faire le travail. La différence est que tout se fait directement au sein de l’aquarium.  L’aquarium low-tech pourrait également être appelé aquarium « permaculturel » car le principe est de laisser faire la nature en supprimant la majorité des équipements techniques utilisés en aquariophilie classique. Cette technique demande une population en plantes et en poissons parfaitement raisonnée afin d’éviter des déséquilibres. De plus on choisira des espèces tolérantes d’un point de vue de la température afin de s’adapter à l’évolution journalière de la température d’une maison. En effet, dans cet aquarium, on compte sur la filtration naturelle des plantes et des bactéries présentes dans le sol pour assurer la qualité d’eau.  Le but est de créer un équilibre et un cycle biologique naturel qui permet de limiter fortement les interventions d’entretien par la suite.

Aquarium naturel
Exemple d'aquarium low-tech

Le poubellarium/bassinarium : d’un principe de base ultra simple, on remplit une poubelle ou une bassine d’eau avec quelques plantes dans un jardin pour y mettre des poissons.  Le poubellarium  est une version extérieure de l’aquarium low-tech : le but est de placer des poissons ou crevettes dans des conditions naturelles durant l’été afin de les faire grandir ou reproduire grâce notamment à la nourriture naturelle que produit une eau stagnante en extérieur.  C’est une pratique principalement saisonnière bien que certaines espèces arrivent à passer l’hiver dehors ; certains placent aussi leur poubellarium sous serre.

poubellarium
Exemple de poubellarium

 

Toutes ces différentes techniques sont sujettes à bien des débats et controverses dans le petit monde de l’aquariophilie tant sur leur faisabilité que sur l’expérience nécessaire pour se lancer dans tels ou tels projet.

Pour ma part je pense que tout projet aquariophile, qu’il soit classique ou tel que ceux présentés plus haut, demande une réflexion préalable. La réussite dépendra principalement de l’implication de la personne qui s’occupe de ses poissons.  

C’est pour cela que, selon moi, un débutant peux démarrer par la méthode qu’il souhaite car c’est la passion et l’investissement personnel qu’il mettra dans son projet qui lui permettra de comprendre et d’assimiler les bases nécessaires au bien-être de ses habitants.

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